En signant un chèque de 650 millions d’euros en février, les deux milliardaires américains George Gillett et Tom Hicks ont fait basculer Liverpool dans une autre dimension. Le mythique club aux huit Coupes d’Europe est passé sous contrôle étranger. C’est certainement le prix à payer pour rester au contact de Manchester United et Chelsea qui dominent le foot anglais. Car Liverpool est à la traîne. Ni la finale de Ligue des champions 2007 ni même la victoire dans cette même épreuve en 2005 ne masquent les carences sur le plan national. Le dernier titre de champion des « Reds » remonte à 1990 ! Une éternité.
Pour titiller MU et Chelsea, Rafael Benitez compte bien s’appuyer sur les moyens colossaux de ses nouveaux patrons. Ces derniers ont promis au technicien espagnol d’accéder à (presque) tous ses désirs. A leur arrivée, George Gillett et Tom Hicks ont assuré que l’enveloppe allouée au recrutement serait de 100 millions d’euros. Et Benitez a l’intention de s’en servir. Selon la presse anglaise, le manager espagnol aurait menacé de démissionner si la promesse n’était pas tenue.
La clause s’élève à 40 millions d’euros
Pour l’instant, l’ancien entraîneur de Valence travaille comme si de rien n’était. Et son grand projet a un nom : Fernando Torres. Le coach rêve d’attirer l’attaquant de l’Atletico Madrid. Les deux clubs discutent. La clause du prodige espagnol s’élève à 40 millions d’euros. Liverpool pourrait la régler sans sourciller. Le club madrilène a déjà trouvé le remplaçant du « Niño » (le gamin), en la personne de Diego Forlan (Villarreal).
S’il parvenait à conclure l’arrivée de Fernando Torres, Liverpool lancerait une campagne de recrutement prometteuse. Jusqu’ici, les supporters des « Reds » se sont contentés de trois seconds couteaux : Lucas Leiva, milieu brésilien de 20 ans de Gremio, Andrei Voronin, milieu ukrainien du Bayer Leverkusen arrivé libre, et Nikolay Mihailov, un jeune gardien bulgare du Levski Sofia.