Quatre journées, quatre défaites. Le temps presse déjà du côté de la Cité des Papes. Décevant à Marseille, le Marocain Erbate n'a guère convaincu depuis son arrivée à Arles-Avignon. Obligé de parer au plus pressé, le club provençal se devait de trouver une autre solution rapidement dans l'axe, sous peine de dire trop rapidement adieu à une Ligue 1 qui n'a que faire des soubresauts estivaux du promu. Alors l'ACA, plutôt convaincu par les performances de sa recrue espagnole Alvaro Mejia derrière s'est dit qu'un Espagnol c'était bien mais que deux, c'était mieux. Et quitte à en prendre un, autant qu'il connaisse Mejia. Dès lors, tout est allé très vite. Mardi, annulant un rendez-vous médiatique, Robert Salerno a finalisé l'arrivée de l'ancien grand espoir défensif du Real Madrid, Francisco Pavon.
Formé à Madrid, au sein du célèbre club Merengue, le défenseur espagnol était devenu malgré lui le symbole de l'échec de Florentino Perez. Lors de son premier passage à Santiago Bernabeu, l'homme d'affaire espagnol avait bâti une politique de « Zidanes y Pavones. » Des stars et des hommes de l'ombre, avec comme porte-drapeaux, Zidane pour les étoiles, Pavon pour les porteurs d'eau. Cette appellation n'a jamais été du goût des deux joueurs et surtout, cette façon de diviser l'effectif en deux parties a contribué à l'explosion du vestiaire madrilène au fil du temps. La carrière de Pavon s'en est ressentie. Régulièrement titulaire au début des années 2000 sous le maillot blanc en défense centrale, « Paco » Pavon a vu sa carrière prometteuse se faner. Parti à Saragosse, cet amateur de golf, n'a pas fait son trou là-bas. Et cet été, l'entraîneur l'a amené à s'en aller.
Ami d'Alvaro Mejia, avec qui il jouait régulièrement au golf à Talavera de la Reina, près de Tolède, en compagnie de Guti Hernandez, la nouvelle star du championnat de Turquie, Francisco Pavon a donc l'occasion de démontrer qu'il n'est pas encore fini et destiné à prendre sa retraite anticipée, club en mains, du côté de Tolède, où il s'adonne à sa passion, ou à Getafe, dans la banlieue de Madrid, où vit sa famille. A bientôt 31 ans, Pavon est habitué à évoluer avec Mejia sur les greens comme sur les terrains de football. Il devrait apporter à l'équipe de Michel Estevan une nouvelle solidité et son expérience. Habitué avec le Real Madrid de la Ligue des Champions, il ne sera pas impressionné par les joutes de Ligue 1. Avec cette paire d'ex Madridistes, Arles-Avignon compte deux as dans sa manche. Il restera à ces deux là 34 matchs pour stabiliser une défense qui souffre. 34 matchs pour permettre au club de ne pas faire un passager éclair en Ligue 1
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 02h40 - Super Liga
Invaincu depuis plus de 2 mois, le Sporting Braga est intraitable. Les joueurs de Setubal, derniers de Superliga, s'inclineront-ils logiquement à Brage ? À vous de jouer !
Votre commentaire (500 caractères maximum) :
Publicité
Publicité
commentaires