Dario Simic, quel regard portez-vous sur le début de saison de l’AS Monaco ?
Nous avions bien débuté mais aujourd’hui, nous restons sur quelques contre-performances. Je pense notamment à cette dernière rencontre face au LOSC (ndlr : 2-0, 7eme journée de Ligue 1) où nous avons joué à l’envers. On a notamment trop abusé de longs ballons sur Frédéric Nimani. On ne doit pas sauter le milieu de terrain. Il faut mieux jouer au ballon pour espérer faire des résultats. On ne peut absolument pas être satisfait de notre début de saison. On doit faire mieux, beaucoup mieux. Mais ce n’est pas évident dans un championnat où tout le monde peut battre tout le monde.
Mais qu’est-ce qui ne va pas dans cette équipe monégasque ?
Si je le savais… C’est difficile à dire. Je viens seulement d’arriver. Il va me falloir davantage de recul pour savoir ce que cette équipe a vraiment dans le ventre. Beaucoup de nouveaux joueurs sont arrivés durant l’intersaison et on a besoin d’encore un peu de temps pour que la mayonnaise prenne. C’est normal. Dans quelques semaines, on en saura davantage sur nos capacités et si on peut prétendre à une qualification européenne.
Comment abordez-vous le prochain déplacement à Geoffroy-Guichard pour le compte de la 8eme journée de Ligue 1 ?
C’est une très belle équipe. Mais on a l’occasion de se racheter après trois matchs consécutifs sans victoire, toutes compétitions confondues. On ne doit pas se louper. On doit tous donner davantage pour parvenir à faire quelque chose dans ce championnat. On en est conscient.
« On me demande d’encadrer une jeune génération très prometteuse »
Que pensez-vous du niveau du championnat de France ?
Je dois avouer que je suis surpris. Je ne pensais que pas que le niveau était aussi élevé. Ça joue très bien. Les équipes sont très organisées. C’est un championnat où l’on ne peut pas avoir de certitudes.
Comment se passe votre intégration au sein du club de la Principauté ?
Ça se passe parfaitement. On m’a très bien accueilli. Je suis content mais les résultats ne sont pas encore à la hauteur. Je ne suis pas en vacances ou en pré-retraite. A 32 ans, j’ai encore beaucoup d’ambition. Je voulais simplement connaitre autre chose après dix saisons passées en Serie A. C’est un changement radical mais je suis content. J’avais besoin de cette relative tranquillité.
D’autres clubs tels que le Celtic Glasgow, Galatasaray et la Fiorentina s’étaient également montrés intéressés par vos services. Pourquoi avez-vous finalement opté pour les Rouge et Blanc ?
J’avais d’autres opportunités mais j’ai tout de suite été séduit par le projet proposé par l’AS Monaco. C’est une équipe ambitieuse. Le club veut redresser la barre après quelques moments plus délicats. On me demande d’encadrer une jeune génération très prometteuse. C’est parfait car je suis persuadé que le club mérite beaucoup mieux que ce notre classement actuel laisse présager (ndlr : les hommes du président Jérôme de Bontin sont 13emes de Ligue 1).
« N’Koulou est un joueur pétri de qualités »
Comment se passe votre association en défense centrale avec l’international Espoirs camerounais Nicolas N’Koulou (18 ans) ?
On apprend progressivement à se connaître. C’est un joueur pétri de qualités. Ça se voit au premier coup d’œil. Pour l’instant, il n’a pas encore montré l’intégralité de son potentiel, notamment en raison des récentes difficultés de l’équipe. Mais je peux vous assurer qu’il est promis à un bel avenir. De mon côté, j’essaye de lui faire profiter de mon expérience. On parle beaucoup. Mais il ne faut pas oublier Patrick Müller, François Modesto et Adriano. Nous sommes plusieurs à postuler pour une place en défense centrale. C’est motivant.
Dernièrement, on a vu mettre un terme à votre carrière internationale après avoir fêté votre 100eme sélection face à l’Angleterre. Pourquoi un tel choix ?
On est arrivé à un moment où il valait mieux que j’arrête. C’est la meilleure solution pour tout le monde. La sélection m’a apporté énormément de choses tout au long de ma carrière mais aujourd’hui, il faut laisser la place aux plus jeunes. Maintenant, je me concentre sur l’AS Monaco. C’est ma seule et unique priorité du moment.
Justement, vous parlez de la jeune génération de joueurs croates. Que pensez-vous de la situation de votre coéquipier Nikola Pokrivac, dont le temps de jeu fond comme neige au soleil ?
C’est un très bon joueur. Son poste ? Il doit s’imposer au milieu de terrain, même s’il peut aussi évoluer derrière. Il pourrait faire beaucoup de bien à notre équipe mais il doit encore franchir un cap. Avec Jerko (ndlr : Leko), on va tout faire pour essayer de l’aider à percer. Il a aussi une belle carte à jouer en équipe nationale. Le sélectionneur Slaven Bilic le tient en haute estime mais son faible temps de jeu le pénalise.