Vous arrivez après le départ de Djibril Cissé. Pape Diouf a souligné que les jeunes réussissent à l’OM. Cela ne vous met-il pas une pression particulière ?
Non. Moi je viens ici pour finir ma progression et continuer à travailler. C’est vrai qu’on fait le lien entre le départ de Djibril Cissé et mon arrivée, mais moi je suis là pour travailler, m’appliquer et on verra ce qui va se passer. Je suis fier d’être à l’OM, dans l’un des plus grands clubs français. Lorsque j’étais au Mans et que j’ai su que l’OM s’intéressait à moi, j’ai tout fait pour venir ici.
Comment les contacts se sont-ils noués ?
Je savais que José (Anigo) me suivait depuis longtemps et après le départ de « Djib » une place s’est libérée. L’OM m’a contacté et je n’ai pas hésité surtout que je n’avais pas prolongé mon contrat qui se terminait en 2009 au Mans. J’étais dans une situation délicate parce que le coach avait fait ses choix et j’étais remplaçant. Le challenge de Marseille m’a intéressé.
« Entrer dans le cœur des supporters »
Etiez-vous supporter de l’OM ?
Aussi… Je viens de la région parisienne mais j’aimais l’OM qui est le club qui a gagné la Ligue des Champions en 1993. Il y a de grands joueurs ici que je suis heureux de rejoindre. Aujourd’hui, il y a un gros effectif à l’OM, de très bons attaquants. Moi je suis là pour prendre ma chance. Si on me fait jouer vingt minutes, je vais faire ce que je sais faire mais je sais que je ne viens pas ici dans la peau d’un titulaire. Devant il y a des joueurs de profondeur alors que ma taille fait de moi un pivot naturel.
Que peut vous apporter l’OM ?
L’OM est un grand club, on sait qu’ici tout peut aller très vite. Moi j’ai envie de progresser et d’entrer dans le cœur des supporteurs. L’OM est un club qui révèle beaucoup de joueurs, ce qui a pesé dans mon choix. Mercredi soir (Ndlr : lors du tour préliminaire retour de C1) j’ai assisté à la qualification pour la Ligue des Champions et même si l’ambiance était particulière, c’était quand même une belle ambiance pendant le match. Quand tu as des supporters comme ça qui te poussent, qui sont aussi connaisseurs, tu n’as pas envie de marcher sur le terrain. Quand ils voient que tu cours, que tu te bats, tu n’as qu’une envie, c’est de tout donner. Moi, je vais essayer d’apporter mon application, mon envie. J’ai effectué normalement ma préparation, physiquement je suis bien, mais je sais que le coach fait ses choix.
Propos recueillis par Christian Rodat à Marseille