Hassan Yebda, comment va le MUC 72 à l’entame de la dernière ligne droite de cette saison 2007-2008 ?
Le week-end dernier (1-1 face à Rennes, 29eme journée de L1), on a perdu une place au classement mais, globalement, ça va très bien. Nous ne sommes qu’à quatre points de la quatrième place. Collectivement, mais également individuellement, on est sur la bonne voie pour faire quelque chose durant cette fin de saison.
Durant les prochaines journées, vous allez affronter Toulouse, Caen, Saint-Etienne et Auxerre. L’occasion de prendre un maximum de points…
Je pense. Depuis le début l’année 2008, ça n’a pas été évident. On a joué contre plusieurs gros. Mais c’est maintenant que l’on va pouvoir faire la différence. C’est une période charnière.
Le maintien est quasiment assuré. Quel est votre objectif pour cette fin de saison ?
Il va falloir prendre un maximum de points pour ne pas avoir de regrets. Mais il ne faut pas se projeter. On va prendre les matchs les uns après les autres.
Durant le dernier Mercato, le groupe a enregistré un certain nombre de changements. La cohésion s’en est-elle ressentie ?
Saber Ben Frej (ex-Etoile du Sahel), Abdul Khaled Adénon (ex-ASEC Abidjan) et Antonio Geder (ex-Spartak Moscou) nous ont rejoints. Pour l’instant, seul ce dernier joue pratiquement tous les matchs. C’est un très bon élément, comme les autres. Et le groupe ne s’en retrouve que plus fort. Il n’y a pas de problème. Tout le monde est resté dans le coup.
Avec les retours de Gervinho, Romaric, Camara et Sessegnon de la CAN, vous vous retrouvez avec un groupe plus fourni que jamais…
Avant, notre groupe n’était pas assez compétitif mais, aujourd’hui, c’est autre chose. Il est vraiment étoffé. C’est mieux.
Ressentez-vous davantage de pression, notamment lors des entraînements, pour justifiez votre statut de titulaire ?
Personnellement, j’ai toujours donné le maximum (sourire). Je ne me sens pas davantage sous pression. Il y a peut-être un peu plus de coups à l’entraînement. Mais c’est une bonne chose. Il se crée une saine émulation entre nous.
Etes-vous optimiste pour cette dernière ligne droite de la saison ?
Oui, je suis vraiment confiant. Ce groupe a tout ce qu’il faut pour faire de belles choses. Je ne nous vois pas nous écrouler, ou lâcher.
« Mon avenir ? Je ne tire pas une croix sur Le Mans »
Votre contrat expire en juin prochain. Où en êtes-vous concernant votre avenir ?
Les discussions se poursuivent avec mes dirigeants. On s’est récemment vu par deux fois. Mais je suis également en négociations avec d’autres clubs. Néanmoins, pour l’instant, il n’y a rien de signé. On a encore le temps.
Vous ne tirez pas une croix sur le MUC 72 ?
Pas du tout. Je vous l’assure.
Certaines sources vous annoncent déjà l’AS Saint-Etienne. Qu’en est-il ?
Il y a un intérêt mais je n’ai rien signé. Il n’y a rien de concret.
On parle également de Marseille, Monaco, Parme, de la Lazio Rome, et même du FC Porto…
On n’est pas loin du compte (rires).
Vous sentez-vous déjà prêt à partir tenter votre chance à l’étranger ?
Ça dépendra du challenge sportif que l’on me proposera, ici ou ailleurs. Il y a aussi l’aspect financier. Il ne faut pas se le cacher. Ça rentre aussi en ligne de compte. Je ne fais pas partie de ceux qui disent que ce n’est pas important.
Mais partir à l’étranger, où personne ne vous connait réellement, représente un risque important, non ?
Mais ça ne me fait pas peur. Par le passé, j’ai déjà vécu des moments difficiles. Je peux surmonter beaucoup de choses.
Maintenant que vous commencez à faire votre trou parmi l‘élite. Sentez-vous que le regard des gens change ?
Oui, beaucoup. Il y a peut-être plus d’attente autour de mes prestations mais je ne ressens pas de pression particulière. Je reste comme je l’ai toujours été. Je poursuis mon petit bonhomme de chemin.
Vous êtes-vous découvert de nouveaux « amis » ?
Non, il n’y a pas de soucis de ce côté-là. Je garde la tête sur les épaules.