Pisté depuis quelques semaines par le RC Lens, Lucien Aubey s’est engagé ce matin pour quatre saisons avec le club artésien. Il y sera chargé d’animer le poste d’arrière gauche en remplacement de Grégory Vignal et de Marco Ramos, toujours présents au club mais qui n’ont pas donné entière satisfaction. « La discussion a été longue et âpre avec Toulouse, que je remercie tout de même », a expliqué en préambule Gervais Martel, le président lensois.
« Lucien était sollicité par d’autres clubs mais ça se termine bien avant le départ en stage, a continué l’homme fort artésien. Pour moi, c’est une satisfaction. Son arrivée correspond à ce que l’on cherche. On a discuté avec les joueurs (Ndlr : Vignal et Ramos) de l’arrivée de quelqu’un à ce poste. Ce n’est pas une surprise pour eux. En tout cas, dans toutes les discussions que j’ai pu avoir avec Lucien, j’ai senti un effort de venir chez nous. C’est essentiel. Quand on recrute des joueurs, il y a l’idée de la qualité mais aussi du mental et de l’envie. Je l’ai eu pas mal de fois au téléphone. C’est un gage de réussite. »
Aubey : « J’ai peut-être fait la saison de trop à Toulouse »
De son côté, le désormais ex-défenseur toulousain, qui est opérationnel immédiatement pour avoir débuté la préparation d’avant saison avec le Téfécé, explique qu’il avait « envie de voir autre chose et Lens, qui est un grand club, voulait m’avoir dans son effectif. On ne peut pas dire que je suis parti comme un voleur et que je laisse le club à la seizième place. Au contraire puisque j’ai peut-être fait la saison de trop à Toulouse. Pour moi, c’était clair et net : c’était Lens, tout simplement. »
Et d’ajouter, par rapport au fait de s’entraîner avec Toulouse en attendant que son transfert soit effectif : « C’est un peu dur dans ces situations-là. On a un peu la tête ailleurs. On panique par moments avec la peur que cela ne se fasse pas. La venue d’Ilunga m’a aidé à partir. Mon agent a aussi fait un gros travail pour expliquer aux dirigeants que je saturais. De l’autre côté, ils ont la chance qu’Elie Baup connaissait Ilunga depuis son passage à Saint-Etienne et le fasse venir. Mais ça ne m’a pas du tout vexé. »
De notre correspondant à Lens, Hervé MICHEL