Philippe Léonard, selon nos informations, le FC Nantes songerait à vous. Qu’en est-il ?
C’est exact. On m’a demandé ce que je pensais du projet du FCNA. Il s’agirait d’aider le club à remonter immédiatement en Ligue 1 tout en encadrant les plus jeunes. Ce n’est pas encore concret mais le projet m’intéresse. J’ai envie de retrouver le terrain après de longs mois de galère. Je ne ferme aucune porte.
Que s’est-il passé à Feyenoord ?
Tout est allé de travers. Erwin Koeman m’avait fait signé pour jouer arrière gauche au sein d’une défense à quatre. On devait jouer la zone mais il a rapidement revu ses plans. En Eredivisie, hormis l’AZ Alkmaar, toutes les équipes jouent avec trois défenseurs centraux. C’est du marquage individuel. Ca part un peu dans tous les sens. En tant que défenseur, on est totalement livré à soi-même. C’est vraiment particulier. En plus, alors je sortais de trois mois d’inactivité, on m’a fait disputer trois rencontres en une semaine. Je n’étais pas prêt physiquement à un tel enchaînement. J’étais carbo. A partir de cet instant-là, l’entraîneur m’a écarté.
Et après ?
Il ne m’a jamais redonné ma chance alors que l’équipe a connu une saison cauchemardesque. On termine avec la deuxième plus mauvaise défense du championnat. Au début, je continuais à jouer en équipe nationale mais, à partir d’un moment, le sélectionneur ne pouvait plus justifier m’a présence. Ce n’était plus possible.
Pourquoi n’êtes-vous pas parti au mercato d’hiver ?
Je devais aller à Blackburn mais le club demandait trop d’argent pour me lâcher. C’est rageant alors que j’étais prêt à traverser la Manche à la nage pour y aller. On a aussi voulu me transférer en Turquie mais j’ai refuséAprès, j’ai pris mon mal en patience jusqu’au terme de la saison. Je n’étais pas bien mais je ne suis pas du genre à faire des vagues.
« Il y d’autres touches en France »
Où en êtes-vous contractuellement ?
Je suis libre. Feyenoord avait une option pour une saison supplémentaire mais on en est resté là. Je m’entraîne mais j’ai envie de le faire au sein d’un groupe. J’espère que les choses vont se décanter rapidement.
Outre le FC Nantes, avez-vous d’autres pistes ?
J’ai des contacts en Grèce et au Portugal. Il y aussi d’autres touches en France. En revanche, je n’ai pas envie de retourner en Belgique. A trente-trois ans, j’ai envie de vivre une dernière belle aventure à l’étranger.
La presse belge a beaucoup parlé d’un intérêt de Monaco. Avez-vous été contacté ?
Oui et non. Ce serait parfait mais, si Monaco me voulait vraiment, je crois que ce serait déjà fait.