Wiltord, Govou, Castelen, Basa, Sagna… Tous ces noms ont été évoqués un moment au Paris Saint Germain. Pourtant, pas un ne semble en approche. Ces derniers jours, des noms beaucoup moins côtés comme Daniel Majstorovic et Ivan Rakitic (Bâle) ont surtout ressurgi dans la presse. Pourquoi ? Paris n’est-il plus attractif ? C’est sans doute un peu plus complexe que ça.
Malgré l’attractivité de la capitale, le prestige du club et la présence rassurante de Paul Le Guen, Paris se heurte de plein fouet à une politique salariale des plus austères. Quand ils ont repris le club, les nouveaux actionnaires ont aussi vu la grille des salaires. Ils ont été horrifiés d’apprendre que certains joueurs (Pauleta, Rothen Yepes) touchaient plus de 300 000 euros par mois. Parmi la priorité du trio Morgan Stanley- Colony Capital- Walter Butler, la réduction des coûts a été une priorité.
Certains menacent d’aller aux Prud’hommes
Quand il approche un joueur, Paris procède de cette façon : il lui propose un salaire fixe minime, assorti de primes élevées. Cet argument a été suffisant pour attirer Peguy Luyindula cet hiver. Mais à l’époque, l’ex-Lyonnais et Marseillais ne jouait plus que les utilités à Levante. Après quatre mois réussis, Luyindula a averti sa direction qu’il voulait accéder à un autre statut. Refus de celle-ci. Quant aux joueurs dont le contrat a été négocié sous l’ère Canal +, ils refusent catégoriquement le nouveau système. Quelques-uns sont même prêts à aller aux Prud’hommes si le PSG ne respecte pas ses obligations.
Depuis quelques heures, il se dit que les actionnaires veulent injecter 25 millions dans le capital. Ont- ils pris conscience qu’à ce rythme, pas un joueur côté n’allait signer ? Ou a-t-il des ambitions à plus long terme (on sait que l’aménagement du Parc des Princes constitue leur priorité) ? Réponse dans quelques semaines.