Thomas Dossevi, comment vous sentez-vous à l'approche de ce match à Grenoble qui va se disputer dans un contexte une nouvelle fois très particulier pour Nantes ?
Je me sens très bien. Je suis déjà très content de faire partie des dix-huit joueurs du groupe. Un professionnel aspire toujours à s'entraîner et à jouer avec l'équipe première.
Comment résumeriez-vous les dix derniers jours que vous venez de vivre ?
Cela a été une petite remise en question personnelle. J'ai toujours pris cela avec beaucoup de philosophie, sans me prendre la tête. Je n'ai pas eu le temps de cogiter entre le rendez-vous individuel le jeudi et la mise à l'écart de certains joueurs (ndlr : il en faisait partie). Puis j'étais dans le groupe vendredi
Donc je n'ai pas eu le temps de trop me prendre la tête.
Ecarté du groupe puis retenu pour le match à Caen
Comment avez-vous vécu cela ?
Je n'avais aucun ressentiment. J'étais en partie d'accord avec les discussions. Pour le coach, le problème venait surtout du nombre et non pas de la qualité des joueurs qu'il écartait. Il faut faire des choix. Lors des oppositions, il a besoin de pouvoir replacer les joueurs, les évaluer et les recadrer lorsqu'il y a des erreurs. A vingt-cinq ou à trente, cela n'est pas possible.
N'avez-vous pas pris cela comme une sanction ?
Je ne me sentais pas concerné sachant que j'ai très peu joué. J'avais le sentiment d'avoir fait une bonne rentrée contre le PSG. Après, le match contre Créteil remet tout en question mais je ne me suis pas pris la tête plus que ça. Des choix sont faits : c'est difficile à accepter mais je suis content qu'il y ait eu ce retournement en ma faveur. Maintenant, je travaille et j'essaye de donner le meilleur de moi-même, comme toujours.
« Il faut savoir mettre de l'eau dans son vin »
Craignez-vous de ressortir du groupe ?
Je pense que je fais partie de ce groupe. Maintenant, il faut travailler. Quand on a autant de joueurs, il y a toujours des groupes qui se scindent : celui de CFA 2 et celui de Ligue 1. C'est partout pareil : il faut bosser pour être dans le groupe de Ligue 1. Mais pour moi, ce n'est pas envisageable de requitter le groupe.
A-t-on des idées de départ dans ce contexte si difficile ?
Non, je n'ai pas eu le temps de cogiter. Et je n'ai pas du tout l'intention de partir dans un club comme joker. J'ai envie de continuer l'aventure avec le FC Nantes et de maintenir ce club parmi l'élite. J'espère pouvoir mettre ma pierre à l'édifice et apporter mon expérience. J'ai déjà participé à trois montées, disputé une Coupe du Monde et réussi une opération maintien avec Reims
Avez-vous toujours des contacts malgré tout ?
Je suis toujours en contact avec certains clubs (ndlr : Des clubs de L2 ainsi que des clubs turcs et anglais seraient intéressés). Mais ce qui m'intéresse à l'heure actuelle, c'est d'aller au bout de l'aventure avec le FC Nantes. Quand je jugerai que l'aventure doit s'arrêter, je prendrai le moment de réfléchir. Mais pour l'instant, ce n'est pas d'actualité.
Même si vous ne jouez pas à votre vrai poste ?
Il faut savoir prendre sur soi et mettre de l'eau dans son vin. Je donnerai le meilleur de moi-même à droite. C'est clair que je préfère jouer devant mais l'important dans ces moments là, c'est de gagner. Pour l'instant, je n'ai pas encore été titulaire. Mais si je peux l'être à droite, à gauche ou devant, je démontrerai que je peux aider l'équipe.
Rédigé par Aurélien CANOT Le contacter
Paris365
le 09/02/2012 à 22h06 - Euroleague H.
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